Mon expérience inoubliable au ciné-concert How to Train Your Dragon avec le Yellow Socks Orchestra

J’ai postulé pour un nouveau ciné-concert au Yellow Socks Orchestra avec la production Ugo&Play. Tu sais, ceux avec qui j’avais déjà fait celui sur Amadeus. Et ben ils en faisaient un nouveau, sur le film How too train your dragon. Je suis aaaaaarchi fan du film, il fallait absolument que je puisse le faire et banco ! J’ai été prise. Alors je t’embarque avec moi pour te raconter cette super expérience !

ciné-concert du film How to Train Your Dragon avec le YSO

La préparation du ciné-concert : partitions et premières impressions

On a reçu les partitions plusieurs semaines avant la première répétitions. A voir comme ça rapidement, facile. Pas de texte à placer, que des Ah et des Oh. A la réflexion, c’est pas les voyelles les plus sympa à chanter, mais bon… Et puis comme il n’y pas de texte, c’est pas évident de se souvenir de ce qu’on doit chanter à tel ou tel endroit (le texte, ça aide à fixer la mélodie dans la mémoire, et inversement). Bon, à y regarder de plus près, ça va être un peu chaud parce que les différentes voix frottent beaucoup entre elles. Mais ça se travaille avec le groupe, ça (puisque ce qui gène, ce sont les autres voix), ça ne peut pas trop se travailler seul.

Ou alors avec des enregistrements. Mais deuxième écueil : vu la balance des sons dans les enregistrements, on n’entend quasiment pas les voix. Si tu as la partition sous les yeux et que tu tends attentivement les deux oreilles, tu crois deviner quelque part le son des voix. Mais pas évident !

Les répétitions : défis et premières découvertes

On arrive aux répét de chœur. Super accueil, table de régie plus que bien approvisionnée, ça fait carrément plaisir pendant les pauses. On bosse avec les chanteurs, pendant que l’orchestre fait des partiels. En gros, ils bossent en petits groupes ; genre les cordes ensemble, les percus dans une autre salle, et les vents encore de leur côté.

Et là quand même petit déception. Nous, on travaille avec un pianiste ; normal, et il est super fort, parce qu’il joue sur un simple clavier ce que doit produire tout l’orchestre ou à peu près. Mais au piano, toute la musique paraît creuse, sans relief. Et je te dis ça alors que j’adore le piano ! Mais là non décidément, ça ne colle pas. Alors j’ai trop hâte d’enchaîner sur les répet avec orchestre !

L’arrivée de l’orchestre : quand la musique prend vie !

Viens enfin ce jour béni, et la musique prend tout son sens. Évidemment, on a eu des galères de clic (je en reviens pas sur ce qu’est cet instrument du diable, Tu iras voir dans le ciné concert d’Amadeus ou dans le concert son et lumière dans une cathédrale à quel point ça peut être chaud, j’en ai déjà parlé là-bas). Pour te dire, d’une mesure à l’autre, le clic n’était pas régulier ; voir à certains endroits, il n’était pas régulier dans la mesure. Comme tu es un bon petit Padawan, tu me diras que si on fait des accelerando ou des ralentis, c’est normal. Oui, mais là il n’était a priori pas question d’en faire et ça n’était pas précisé dans la partition. En même temps, si tu veux être calé avec le film (genre les changements de plans en même temps que les changements dans la musique), faut bien suivre le clic infernal. Donc évidement, c’est l’option choisie par le chef.

Il en résulte une répétition un poil tendax avec un chef le nez dans son clic. Je ne lui jette pas du tout la pierre, c’est normal sur ce genre d’exercice. Mais c’est un poil désarçonnant parce que ça peut couper la communication entre el capitan et ses musiciens. Mais tout s’est bien passé. Et pour te donner un petit aperçu de ce que ça pouvait donner, je te colle ici quelques extraits de la musique !

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Au passage, on était accueilli pour ça à la Seine Musicale à Paris (oui à Boulogne ; bon ben vu de France et de Navarre, c’est pareil !) et on était hyper bien installés. Je ne te parle même des tables de régie (c’est la que tu bouffes pendant les pauses) ou du repas du midi. Miam !

Bref, après tout ça, on s’est retrouvé pour la générale avec projection du film, dans la salle du spectacle au Palais des Congrès à Paris (si si, c’est Porte Maillot, c’est la limite !). Et puis go pour trois soirs inoubliables. Mais ça, je te le raconte dans mon prochain billet sur le sujet !