Un son et lumière dans une cathédrale !

Aujourd’hui, je t’embarque dans les coulisses d’un spectacle immersif dans une cathédrale, rien que ça. Ce projet, c’est un ovni musical. Imagine : deux concerts par soir, cinq soirs par semaine, pendant quatre mois. Oui oui, tu as bien lu. Et moi, pour la première fois de ma petite vie de chanteuse classique, j’y participe. Pas à toutes les dates, faut pas pousser mémé dans les projecteurs non plus, mais suffisamment pour que je sois encore en état de choc. Au moment où je te publie ce petit Classique : Coulisses et Couacs, on a déjà fait un quart de la production, et c’est toujours aussi fantastique.

Et quand je dis « spectacle », je ne parle pas de trois loupiotes clignotantes sur de la musique d’ascenseur. Non non : projection monumentale dans une cathédrale historique, voix off narrative, chœur en chair et en voix, orchestre les week-ends, orgue qui résonne dans les voûtes… Bref, un truc qui te file des frissons et te colle la mâchoire au sol !

Projection de lumière colorée sur la voûte d’une cathédrale, pendant un spectacle immersif son et lumière.

Entre pub Facebook et coup du destin

Je ne peux pas résister : t’auras droit à plein d’images dans ce petit billet, parce que franchement les illuminations de ce son et lumière dans la cathédrale sont à couper le souffle. Je m’attendais à ce que ce soit beau, mais pas captivant à ce point-là. Et pourtant j’en ai vu des trucs projetés sur des vieilles pierres, tu peux me croire (j’avoue, ok, j’ai un petit faible pour ce genre de choses) !

Mais revenons à nos moutons. Tout a commencé par hasard. Je zieutais des extraits des précédentes éditions dans d’autres villes sur les réseaux, en me disant je me prendrais bien un billet de train pour aller voir. Et deux semaines plus tard, notre chef de chœur nous balance en répète qu’on est pressentis pour un projet lumière-sons-chant. Et là, bingo, c’était ce projet immersif dans une cathédrale. Tadaaaaaaaaaa ! Hasard ? Destin ? Alignement des planètes ? M’en fiche, appelle ça comme tu veux, moi je fonce !

Musique classique, clic dans l’oreille et sueurs froides

Ce genre de projet, c’est tout sauf simple. On chante sur bande enregistrée pour que tout soit calé au millimètre avec les projections. Et pour ça, le chef a le clic dans l’oreille (un métronome qui te hurle « reste dans le tempo » à chaque battement). Sauf que dans le classique, le clic, c’est un peu comme demander à un chat de marcher en laisse. Très peu sont à l’aise avec. C’est un truc de musiques actuelles ça ! Et dans notre cas, aucune marge d’erreur. Y’a pas, pas possible, niet ! Si tu dérapes, t’es foutu. Et au passage, ça veut dire aussi que si on prend du retard, le chef ne peut rien pour te rattraper ou t’aider. Démerdeunzi sich, comme dirait mon paternel !

Répétitions express, partitions de dernière minute

La période de pré-production a été assez courte et parfois un peu mouvementée. Par exemple, on a reçu certaines partitions quelques jours avant la première. Oui, oui. Et pas n’importe quoi : Vivaldi, Bachchants du Moyen-Age, tous arrangés à la sauce moderne (je te mets les versions originales, c’est quand même plus chouette, dans la playlist en dessous). Heureusement, on les connaît un peu à l’oreille. Mais bon, il fallait être vif et prêt à apprendre fissa, sinon t’étais largué dès le départ.

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Scanners 3D, projecteurs de guerre et nuits blanches

Au passage, c’est aussi un sacré boulot de pré-production côté technique. Les mecs ont scanné toute la cathédrale en 3D pour adapter les projections à chaque pierre. Ensuite, ils ont installé des dizaines de projecteurs et d’amplis en neuf nuits. Neuf. J’espère qu’ils étaient payés en litres de café et d’adrénaline.

Et la répétition in situ ? Une seule. Oui, une. Heureusement, on avait pu bosser avec la bande et le clic avant. Mais entre l’acoustique monumentale et la tension dans l’air, c’était sport. Un jour je t’écrirais un article là-dessus et sur les concerts, promis !

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