Reprenons où on en était : à la fin de l’Acte I d’Aida de Verdi, notre héroïne était en pleine crise existentielle. D’un côté, elle rêve de la victoire de son mec Radamès (si tu ne te souviens pas des personnages, va lire ce petit billet de présentation de cet opéra de Verdi), de l’autre, elle espère que son papounet, Amonasro, roi d’Éthiopie, remporte la guerre. Autant dire que la situation est tendue dans sa tête. Bref, accroche-toi, le résumé de l’acte II d’Aida commence fort !
Amnéris en mode drama queen égyptienne
Le rideau s’ouvre sur Amnéris qui se morfond dans ses appartements de princesse gâtée. Radamès est parti casser de l’Éthiopien, et elle, ben… elle regarde des esclaves danser. Un divertissement un peu fade quand on attend l’amour de sa vie. Heureusement (ou pas), Aïda débarque.
Et là, gros interrogatoire façon Koh-Lanta. Amnéris soupçonne Aïda d’avoir des vues sur Radamès (elle a raison, on en a parlé dans l’Acte I ), alors elle joue à la manipulatrice de haut vol. Pour tester sa rivale, elle lui balance que Radamès est mort. Et bim, Aïda s’effondre. Crâmée. Même le plus idiot des imbéciles comprend qu’Aïda en pince un chouilla pour le beau capitaine. Or Amnéris est loin d’être bête ! Elle jubile, la maligne, elle tient enfin la preuve de la trahison sentimentale de sa petite esclave.
Ascenseur émotionnel et arrivée triomphale
Mais une minute plus tard, twist ! Amnéris annonce que Radamès est bel et bien vivant. Ascenseur émotionnel pour Aïda, qui passe de la dépression au nirvana. Autant te dire qu’Amnéris bouillonne de rage (on est à deux doigts du crime passionnel à la sauce pharaonique).
Et comme si ça ne suffisait pas, les trompettes retentissent : l’armée égyptienne rentre victorieuse. Radamès en tête, évidemment. La foule exulte, Pharaon rayonne, Amnéris fait sa crâneuse, et Aïda essaie de se fondre dans le carrelage.
NB : Ce passage-là est le plus connu de tout l’opéra de Verdi. Il est même plus connu que l’opéra lui-même, c’est dire ! Et s’il y a un passage que tu as déjà entendu à l’occasion d’une pub, d’un film ou d’un match de foot, c’est bien celui-là ! Donc je te le mets dans les conseils d’écoute. Le passage des trompettes que tu connais sans doute n’est pas au début de l’extrait, il est à 3:11.
Suspense diplomatique : prisonniers et faux incognito
Pharaon promet à Radamès d’exhausser un souhait pour le remercier de cette victoire. Et celui-ci lui demande de faire venir les prisonniers (oui c’est étrange, à sa place tu aurais demandé la main de ton amoureuse ou une montagne d’or ; ben pas lui !)
Parmi eux, surprise ! Papounet Amonasro en personne, incognito comme s’il faisait du tourisme. Il chuchote à Aïda de ne pas révéler leur lien de parenté (ambiance complot familial au sommet).
Amonasro implore la clémence de Pharaon, pendant que Radamès appuie la requête. Ramfis, notre prêtre officiel et rabat-joie professionnel, n’est pas fan de l’idée. Mais coup de théâtre : Pharaon pardonne les prisonniers et décide de marier Radamès à sa fille Amnéris. Un combo cadeau empoisonné.
Liste de lecture
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Triangle amoureux et cœurs brisés
Amnéris jubile, elle a enfin son homme. Sauf que lui, ben… il pense à Aïda. Qui, elle, pleure toutes les larmes de son corps. Bref : personne n’est content, sauf Pharaon, qui pense avoir fait une bonne action.
L’acte II se termine sur un foutoir monumental : le peuple chante, les trompettes hurlent, Amnéris rayonne, Amonasro prépare sa revanche, Aïda et Radamès broient du noir. Par dessus tous ces chants qui se mélangent, on rajoute un petit coup des trompettes de la victoire, histoire de faire un truc bien bourratif. Et toi, tu restes bouche bée devant tant de méli mélo antique. Malheureusement, pour savoir comment les deux amoureux vont se dépatouiller de tout ce mi-mac, il va falloir attendre le résumé de l’Acte III !
Conseil d’écoute pour briller en société
Ce passage ultra-célèbre avec les fameuses trompettes de la victoire (tu l’as sûrement déjà entendu dans une pub, un film, ou à la mi-temps d’un match de foot) se trouve à 3:11 dans l’extrait musical que je t’ai mis dans la playlist. Ne dis pas merci, clique.
Je t’ai aussi mis l’Acte II en entier sous-titré en anglais. Malheureusement c’est le même principe que pour l’Acte I : tu ne peux pas le lire directement sur cette page car l’hébergeur l’interdit, mais en cliquant sur le lien tu peux le voir sur Youtube. Ô joie !