Un concert de chœur de femmes !

Il y a quelques mois, j’ai rejoins un chœur de femmes, toutes professionnelles dans le domaine de la musique. J’ai bossé avec elles pendant quelques répétitions, et hop ! Premier concert ! Allez viens voir, je t’emmène dans les coulisses de ce women show !

Photo d’un chœur de femmes en concert, capturant l’harmonie et la force collective des voix sur scène.

Bon alors d’abord, un chœur  c’est quoi ? Ben c’est des fêlés qui chantent ensemble. On parle de chorale pour des amateurs, mais chœur, ça fait plus pro (nuhum nuhum). Et un chœur de femmes c’est facile, ça veut dire qu’il n’y a que des voix de femmes. En l’occurrence, ce sont onze nanas complètement badass, qui chantent vraiment bien, et dans tous les styles : du classique, du jazz, de la musique trad…

Donc le jour J, on arrive en milieu d’aprem dans cette ville de taille moyenne sur la côte Normande. Va voir les photos et regarde-moi cette vue depuis la salle sur le phare et sur la mer ; c’est pas beau ça ? En tout cas, ça donne envie d’y travailler !

D’habitude quand on arrive dans un nouveau lieu, on commence par une répétition. Ben oui parce que même si ton concert tu le connais sur le bout des doigts, ça n’empêche pas que ça fait du bien de revoir quelques petits détails, et de tout se remettre en mémoire. Et puis souvent, il faut adapter des choses à l’acoustique. On ne s’en rend pas forcément compte quand on est spectateur, mais en fonction des salles, l’acoustique change énormément. Par exemple quand tu chantes dans une église, il y a de la réverbération (ça résonne quoi !), alors que dans une salle récente comme celle de ce concert, c’est l’inverse et on dit que c’est une acoustique sèche (ça ne résonne pas du tout pour le coup). Et puis il y a aussi un travail de lumière et de mise en place à faire, je t’en reparle après.

Après deux bonnes heures de travail, c’est l’heure de manger ! L’équipe de la salle nous avait préparé de la charcuterie, des lasagnes excellentes, et une belle tarte aux pommes. Après ça tu aurais envie de faire la sieste, mais que dalle ! C’est le moment de l’allemande !

L’allemande, ça n’est pas un digeo que tu avales pour faire passer les lasagnes, c’est un type de répétition. En fait tu n’y fais que les déplacements et les changements de lumières. Donc tu fais les dix secondes de ton premier morceaux, puis les dix dernières secondes, et tu cales l’enchaînement avec le morceau suivant. Tu chantes le tout début du deuxième morceau, puis la fin, et l’enchaînement avec le morceau suivant ; etc. Le but, c’est que les enchaînements, les déplacements, les changements de lumières (gérées par le régisseur) soient fluides. Ça n’est plus le moment de travailler les morceaux.

Ensuite, on quitte la scène. Les portes de la salle de concert sont ouvertes, l’équipe installe le public. Pendant ce temps, on se retranche dans les loges pour se changer et se pomponner. Et là, chance : ces loges, mazette ! Je te les ai prises en photo pour te montrer comme c’était beau ! Des vraies loges comme au ciné, avec miroirs et grosses loupiottes rondes sur les côtés. Ça permet de se mettre en condition pour le concert.

Et après tout s’enchaîne très vite : près d’une heure et demie de musique, devant une salle comble de 400 personnes. Un public conquit, debout à la fin du concert, une foule en délire qui réclame à corps et à cris deux bis (on va se calmer sur l’enthousiasme, mais les deux bis sont véridiques). Puis pot avec l’équipe de la salle pour fêter le concert, départ à la nuit largement tombée, et retour dodo maison à plus de 3h du matin … Dur dur la vie d’artiste !