Le crayon à papier : l’arme secrète du musicien classique

Aujourd’hui on inaugure une nouvelle rubrique de ce petit blog sans prétention : le matos du musicos ! Parce que c’est à ses outils qu’on reconnaît un bon ouvrier, il ne faut pas négliger l’importance du matériel dans le travail du musicien. Et on commence en toute simplicité avec le crayon à papier. Eh ouais !

le matériel du musicien : le crayon

Un crayon à papier, mais pour quoi faire ??!

Ca y est, tu viens de te dire que j’ai craqué un boulon au casque et que je déblatère de n’importe quoi ; Et bien détrompe-toi jeune padawan ! Figure-toi que le crayon à papier, c’est tout un art ! Outre le fait que j’ai appris très récemment qu’on pouvait aussi parler de crayon de papier ou de crayon de bois, sache que c’est un outil indispensable ! D’ailleurs, quel est l’élève en conservatoire qui n’a pas entendu au moins une fois dans sa jeune carrière le fameux dicton : « Pas de crayon, pas de carrière » ! Un collègue d’orchestre l’a même rappelé une fois à un chef qui avait oublié le sien, (il s’est pris une volée de bois vert verbale ensuite qui l’a laissé scotché sur place, mais là n’est pas la question).

Car dans l’apprentissage de la musique, on est tout le temps en train d’écrire. Et ouais. Tu notes tes doigtées, tu corriges la partition (les coquilles, ça n’existe pas que dans les bouquins ou sur es blogs !), tu rajoutes les indications de ton prof ou les mots clés qui t’ont débloqués un passage technique… Bref, tu gribouilles tout le temps. Et quand tu joues dans un ensemble c’est pareil : il faut écrire ce que souhaite le chef, les articulations de la musique, les nuances qui ne sont passez claires, etc. Donc sans crayon, pas d’annotations, donc tu ne peux pas faire et refaire ce que le chef t’as demandé, donc on ne te rappelle pas la prochaine fois qu’il y a un projet, donc pas de carrière. CQFD.

Mais alors pourquoi un crayon à papier ?

Ben oui tiens, pourquoi pas un bête stylo ? Après tout, s’il s’agit juste d’écrire, ça peut être n’importe quel outil ! Euhouiiiiii en fait non. D’abord parce qu’une partition, ça coûte cher, et qu’on ne veut pas la pourrir avec des annotations qui rendent le tout illisible.

Après, la photocopie ça existe. Oui, mais c’est toujours non pour le stylo. Tout simplement parce que le prof ou le chef peuvent, tout bêtement, changer d’avis. Ils te demandent quelque chose, et finalement ça ne va pas, on change d’idée. Ou on modifie légèrement. Bref, tu l’as compris, ton deuxième meilleur ami dans ces cas-là, c’est la gomme !

Quel crayon à papier je prends ?

Pfff bah alors ça quelle question ! Franchement on s’en fiche non ? Eh bien oui, et non !

Soyons clairs : crayon de bois ou criterium, ça dépend de tes goûts, prends ce avec quoi tu es le plus à l’aise. Non, tu n’as pas besoin de ce magnifique crayon bleu nuit avec la signature de Schubert en argenté dessus, ça ne te fera pas mieux écrire ni bosser (après si c’est ton petit plaisir perso, c’est une autre histoire !).

Mais je te déconseille les trucs énormes avec pompon ou licorne au bout, ça prend beaucoup trop de place sur le pupitre. Le must, c’est d’avoir une gomme au bout, ça évite d’avoir plusieurs objets qui traînent sur la réglette où tu poses les partitions. Ben oui parce qu’à chaque fois que tu tournes une page (en orchestre par exemple), il faut tout bouger ! A vrai dire, il existe même des petites gommes exprès qui s’encapuchonnent sur le bout du crayon. Très pratique par rapport à la gomme du criterium qui ne se change pas une fois usée …

En parlant de celui-ci, il est aussi pratique car sa languette au bout permet de l’accrocher en dessous de la réglette du pupitre, et donc de tourner les pages sans tout virer (tu sens que c’est une vrai problématique ?). Mais si tu ne les aime pas (un peu comme moi), il y a la Rolls Royce du crayon à papier classique : le crayon aimanté. Eh ouais ! Parce que celui-là, tu peux aussi le mettre sous le pupitre pour qu’il ne te gène pas avec tes tournes et qu’il reste bien accroché sans bouger. L’inconvénient c’est qu’il n’est pas donné (en même temps, c’est une Rolls Royce !).

Alors je te donne mon dernier tips. Il existe dans le commerce des anneaux en matière genre caoutchouc, que tu glisses sur le crayon à papier, et qui contiennent des aimants. Comme ça tu peux changer de crayon comme de chemise (ou alors juste quand il est devenu trop petit pour écrire avec), ça ne te coûte pas un bras (dont tu as besoin pour jouer de ton instrument quel qu’il soit), et tu n’es pas gêné pour tes tournes ! Allez je t’en prie, ça me fait plaisir !