Carmen Episode 1 : Carmen, Don José et la fabrique à scandales

Acte I

Et bien cette fois-ci, on est vraiment parti pour que je te raconte l’histoire de Carmen. Mais avant de commencer, si tu ne l’as pas lue, je te conseille d’aller voir ma présentation des personnages pour t’y retrouver un peu (et au passage, lis le reste de l’article, tu y trouveras des trucs rigolos).

Scène acte I opéra Carmen de Georges Bizet

C’est une histoire qui a pour lieu, Paris la belle en l’an de Dieu 1482, histoire d’amour et de désir. Naaaaaaaaaaan, j’déconne, Notre-Dame de Paris, c’est so fin des 90’s (oui, 1990’s, je ne suis pas si vieille que ça, merci !). Mais la description colle assez bien (sauf pour Paris). Bref, un peu de sérieux.

L’histoire commence sur une place à Séville, entre une caserne militaire et une fabrique de cigares. Les soldats regardent passer les gens et Moralès (mais si, va lire la présentation des personnages, tu sauras qui c’est ! ), jamais fatigué lorsqu’il s’agit du bô sexe, remarque une jeune fille aux nattes blondes, naïve, fraîche, bref en un mot comme en mille, charmante, qui hésite à venir lui parler. Elle cherche un brigadier qui s’appelle Don José.

Celui-ci ne viendra qu’à la relève de la garde, mais Moralès (gros pervert) essaie d’entraîner la jeune fille dans le camps militaire, en rameutant tous ses potes soldats. Elle réussit à filer, et le temps se traîne à nouveau sur la place. Se traîne, se traîne, se traîne .. jusqu’à ce que les gamins débarquent. En se moquant des soldats, et les singeant (bande de sales gosses), ils annoncent l’arrivée de la garde montante, dirigée par Don José, et le départ de la garde descendante, conduite par Moralès. Au moment de la relève, Moralès explique à Don José qu’une donzelle le cherche. À la description, il reconnaît Micaëla (il n’est pas très finaud, m’enfin quand même …).

Nota Bene : si tu ne connais pas ce chœur d’enfants, je te conseille à mille pour cent d’aller l’écouter, c’est tout mimi. Bon, tu l’auras toute la journée dans la tête, mais tu ne pourras pas dire que je ne t’ai pas prévenu ! Tarata tarata !

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Soudain, la cloche de la manufacture de cigares sonne la pause des ouvrières. A ce moment là, la sortie de l’usine devient ZE place to be. Ben oui parce que les cigarières, ce sont des jeunes filles ; et quand il fait chaud dans la fabrique, qu’est-ce qu’elles fabriquent ? Ben elles enlèvent des épaisseurs, si-tu-vois-c’que-j’veux-dire ! Donc tous les mecs du coin, quand ils entendent la cloche, ils rappliquent dare dare pour pouvoir mater les nanas à moitié à poil, qui elles, ne pensent qu’à les draguer comme ça, de loin, avec l’air de ne pas y toucher.

Et parmi elle, la plus belle c’est Carmen. Tous les hommes la regarde (Tous ? Non ! Un soldat résiste encore et toujours à l’envahisseur ! Bon t’as compris le tableau, évidemment, c’est Don José), ils cherchent tous après elle, et ils ne font pas dans la dentelle, mais plutôt dans le genre lourdingue. Carmen leur explique alors son mojo, en finissant par jeter une fleur de son corsaaaaage sur Don José pour que le benêt la remarque. C’qu’il faut pas faire, parfois, quand même … N’empêche que le bonhomme, ça lui en bouche un coin.

Nota Bene : c’est le fameux « L’amour est un oiseau rebelle ». Et si tu ne connais pas, (mais si en vrai, fais pas genre, c’est sûr que tu l’as déjà entendu quelque part), là, faut vraiment aller écouter un bout, parce que c’est LE tube de Carmen.

C’est la fin de la pause, les ouvrières repartent travailler. Don José aperçoit Micaëla sur la place. Elle lui apporte de la part de sa mère une lettre, un peu d’argent, et (oh lala, elle rougit rien qu’à l’idée d’y penser, non mais vraiment, c’est trop !) un baiser qu’elle lui claque bien chastement du bout des lèvres sur la joue. Ben oui, c’est le bisou d’une maman pour son fiston ; tu t’attendais à quoi, à ce qu’elle lui roule un patin ? Don José promet d’apporter une réponse pour sa mère, mais il demande à Micaëla de repartir pour qu’il puisse lire la lettre tranquillement (ben si j’te dérange, tu l’dis !). Suite à quoi, sur les recommandations écrites de sa mamounette, il promet d’épouser Micaëla (qui est déjà à fond in love de lui), et d’oublier le rentre dedans de Carmen.

Tout à coup les ouvrières reviennent en courant et en hurlant ! Elles alpaguent Zuniga, Don José et les soldats : Carmen s’est bastonnée à mort avec une autre cigarière (elle taillade la joue de la nana avec un couteau, quand même ; carrément vénère la fille !). Zuniga fait arrêter Carmen et demande à Don José de la mettre au trou, parce que non vraiment, c’est pas cool, ça ne se fait pas. Celui-ci prend un corde, attache les poignets de Carmen, et l’emmène.

Et alors-là attention, c’est festival. Pour qu’il la libère malgré les ordres de Zuniga, elle supplie, elle ment, elle roucoule, elle minaude, bref, elle lui fait son plus beau numéro de charme. Et la nana a une telle confiance en elle, qu’elle lui dit « tu feras ce que je te demande parce que tu m’aimes », alors que c’est la deuxième fois qu’ils se voient, et la première qu’ils se parlent. Non mais, WTF ! Et elle en rajoute une couche en plus ! Elle lui lance texto « toute seule je m’ennuie, et les vrais plaisirs sont à deux » (la meuf vient juste de lui dire qu’ils pourraient ken, ça serait sympa), et « J’ai des galants à la douzaine, mais ils ne sont pas à mon gré [goût]. Qui veut m’aimer, je l’aimerai. ». Et ce pigeon, ce pingouin, ce canard (ou tout autre volatil un peu con au choix) de Don José, il gobe tout, il finit par flancher, et il laisse Carmen s’échapper avant d’arriver à la prison. Quand je te disais qu’il n’était pas très finaud …

Nota Bene : Ce passage-là est quand même assez incroyable vis à vis de la liberté des mœurs pour l’époque. Ça s’appelle Près des remparts de Séville, je te le mets dans la liste des trucs à écouter.

Aller, c’est la fin de l’Acte I, on baisse le rideau pour aujourd’hui ! Mais en attendant le prochain épisode (l’Acte II, c’est mon petit préféré personnel <3), si ce n’est pas déjà fait, va écouter le chœur des enfants et l’air de Carmen. Et puis si le cœur t’en dit, vas voir l’Acte I en entier (du début de la vidéo à 52:15). Ça ne prend pas plus de temps qu’un épisode de série, ça change de Netflix, et ça dépote grave !