Aaaah, Carmen ! Qui n’a pas entendu parler de ce célèbre opéra ! Tellement célèbre, qu’il est cette année celui le plus joué au monde. On connaît tous le fameux air « L’amour est enfant de bohème, il n’a jamais jamais connu de loi » chanté par la non moins fameuse bohémienne. Oui d’accord, mais à part ça ? Euh … ben … Tu sèches ? Allez, je te raconte tout sur cet opéra et s’il t’intéresse, je te décortique même l’histoire dans le premier Opéra Soap !
Le flop des premières représentations de Carmen
Carmen, avant d’être un tube, ça a d’abord été un énorme flop. Ben ouais, un vrai bide. Lors de la Première (c’est-à dire de la première représentation ; faut suivre, je te donne des termes techniques de classiqueux, là !), le 3 mars 1875, le succès n’est pas au rendez-vous. Georges Bizet, le compositeur, est évidemment très déçu ; mais la pièce continue d’être donnée, et elle deviendra un triomphe trois plus tard (en 1878, donc ! ), ce qu’elle est encore aujourd’hui. Une sacrée revanche pour notre cher Georginou.
L’écriture de l’opéra par Georges Bizet et ses librettistes
Ceci dit, le mérite ne lui en revient pas entièrement. En effet, si Bizet a composé la musique, le livret (c’est-à dire l’ensemble des paroles) a été écrit par Henri Meilhac et Ludovic Halévy. Ces deux-là forment un immense duo de librettistes (les mecs qui écrivent les livrets, éh, banane) à l’époque ; on les retrouvera quand on parlera de La Vie Parisienne d’Offenbach. De plus, le scenario de la pièce se base sur une nouvelle de Prosper Mérimée (mais siiiii, le patron d’Eugène Viollet-le-Duc, qui lui a confié les chantiers de restauration de Notre-Dame de Paris, et de la Cité de Carcassonne ! Ah c’est un petit monde, tout de même …), elle même intitulée Carmen.
Mais autant Bizet célèbre la bohémienne et sa liberté (même si bon, ça ne finit quand même pas super bien …), autant Mérimée valorise la rigueur morale et la vertu, conformes au carcan bourgeois de son époque. La nouvelle commence même par cette citation de Palladas (un poète grec de l’Antiquité) : « Toute femme est amère comme le fiel ; mais elle a deux bonnes heures, une au lit, l’autre à sa mort. » Ambiance …
Des personnages hauts en couleur
Carmen c’est une petite dizaines de personnages tous plus rigolos les uns que les autres (enfin sauf les méchants hein, on est d’accord). Je te les présente juste en-dessous !
Bon, maintenant qu’on a planté le décors, je vais enfin pouvoir te raconter cette histoire. Tu vas voir, c’est du Dallas en Andalousie, du mélo bourré de je-t’aime-moi-non-plus à tout bout de champs, de beuveries et de jeux d’argent. Dallas je te dis. Avec une fin un peu plus … tranchante. Mais ça, ce sera pour le prochain épisode, parce que je fatigue, moi !