Les Carmélites Episode 2 : couvent en mode bunker, foi en mode panique

Bienvenue dans le résumé de l’Acte 2 du Dialogue des Carmélites de Poulenc ! On reprend là où s’était arrêté : à la fin de l’Acte I. On avait laissé Blanche, toute secouée par la mort brutale de la Prieure, façon agonie sans anesthésie.

Scène acte II opéra Le Dialogue des Carmélites de Francis Poulenc

Veillée funèbre et crise d’angoisse au Carmel

Les sœurs veillent la défunte comme elles peuvent, sous la supervision de Madame Lidoine, la nouvelle Prieure. Sœur Constance, elle, garde sa bonne humeur de moineau sans cervelle, et balance des phrases chelou genre « moi j’aurais préféré mourir à sa place ». Bref, ça discute vocation, sacrifice et silence intérieur. Ô joie bonheur … !

Pendant ce temps, Blanche est au bord du malaise vagal. Elle hésite entre rester cloîtrée ou courir très loin, genre je change de prénom et je pars élever des poules dans le Jura. Sauf que fuir, dans un couvent en Révolution, c’est pas si simple.

Chevalier en stress et nonne indécise

Et là, entrée dramatique du Chevalier de la Force débarque. Paris est une cocotte-minute prête à exploser ; et lui, en bon frère protecteur, se dit que les carmélites en prière c’est poétique, mais pas très résistant aux émeutes. Du coup, il veut embarquer sa sœur fissa, l’arracher à ce délire de nonnes. Blanche hésite.

Elle aime son frère, mais elle s’est aussi engagée à fond dans sa vie religieuse. C’est pas un caprice de bourgeoise névrosée : elle veut rester. Il insiste ;elle refuse : fin du débat. Il repart, inquiet, pendant qu’elle serre les dents (et son chapelet).

Martyr collectif ou déménagement forcé ?

La Révolution entre vraiment en scène. Les nouvelles tombent : le couvent est menacé, les ordres religieux vont être supprimés, et les sœurs sont sommées de quitter leur vie communautaire. Le couvent doit être fermé comme un bar en faillite.

Et alors là attention, Mère Marie suggère un vœu de martyre collectif. En gros : on reste ensemble jusqu’au bout même si in fino, ça rime avec échafaud. Madame Lidoine n’est pas du tout fan de l’idée, et préfère attendre le Destin (les voies du Seigneur sont impénétrables, qu veux-tu !).

Cloître fermé pour cause de révolution

Sur ces entrefaits, des soldats révolutionnaires font irruption dans le couvent en mode genre Robespierre version sous-préfecture. Pas de violence, mais l’ambiance est glaciale. Ils annoncent la dissolution de la communauté. Les sœurs sont dispersées. Fini la prière en chœur, chacune chez soi !

Blanche, elle, rentre chez papa. Et c’est là que tout redevient flou pour elle : plus de règle, plus de cadre, plus de repère. Autant dire que la peur revient en force, façon tsunami intérieur.

Foi, panique et parfum de tragédie imminente

On termine sur un climat ultra tendu : le Carmel a explosé, les sœurs sont isolées, et la Révolution montre les crocs. Blanche est complètement paumée. Le silence du cloître est remplacé par le fracas de l’Histoire, et le choix de la foi devient un acte de résistance.

Et toi dans la salle, tu sens que ça commence à sentir grave le roussi, et tu n’attends qu’une chose, c’est l’Acte III pour voir comment va se terminer tout ce bourbier !

 

Voilà la suite de l’opéra. Malheureusement la découpe n’est toujours pas folle, ça dépasse de l’Acte II et tu y vois aussi l’Acte III. Ça spoile tout, mais c’est une bonne version !

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